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Interview dans
L'EXCES MAGAZINE
Septembre 2018

 

Un “ø” danois pour SøREN, LUKA… DJ des grands dance-clubs gay d'Europe, de Bruxelles à Barcelone en passant par tes sets réguliers au Glam à Nice, d'où viens-tu, comment te définis-tu ?
Je me définis comme étant profondément européen. D'origines scandinaves (Voilà pourquoi «Søren») et espagnoles, j'aime à mêler les différentes cultures qui peuvent m'enrichir. Je me sens aussi à l'aise et curieux dans chacun des pays d'Europe que je visite.
Ensuite, je suis un humaniste et un homme de culture. J'aime les gens, et me sentir en connexion avec le public. C'est un sens particulier que j'ai en moi et qui m'est nécessaire pour faire passer une excellente soirée à tous-ceux qui sont venus en club.
De culture, car je viens du monde des sciences et du spectacle, je suis passé des équations chimiques et des formulations de matières polyuréthane élastomères au théâtre contemporain et à la musique baroque en quelques années, tout en débutant ma carrière de DJ. Je me laisse porter par ma bonne étoile en qui j'ai véritablement confiance : le travail, les belles rencontres, et l'énergie positive !


Avec le photographe Guillaume Eymard, vous venez de réaliser une série de portraits très scénographiques. Un DJ est-il aussi porteur et meneur de tendance ?
Il peut l'être en effet, c'est une lourde charge que parfois je ressens. Le bon goût n'est pas forcément donné à tout le monde ! (rires). Le DJ, à mon avis et d'autant plus à notre époque, doit travailler son image, donc savoir s'entourer d'autres artistes de talent pour travailler sur le style à véhiculer (photographes, stylistes, …). J'ai la chance de collaborer avec Guillaume que je trouve très talentueux. J'ai découvert son travail lors des soirées où je mixais au GLAM à Nice. Ses clichés sortaient nettement du lot des photos clubbing que l'on peut voir lors de différents reportings : pleines de vie, de couleurs, de spontanéité et de sourires. Après avoir eu du temps à coupler nos 2 agendas bien remplis, nous avons pu enfin travailler ensemble car la volonté était là ! Une collaboration d'échanges d'idées est véritablement importante, l'oeil du photographe est nécessaire. En tant que DJ, nous avons une visibilité conséquente lors des soirées que nous assurons, de nos jours elle se mesure même en nombre de followers ou d'amis sur Facebook. Certaines marques de vêtements ou accessoires font le pari de miser sur des DJ comme ambassadeurs de leur marque, pour ma part, je travaille avec TOF Paris, et NIT Barcelona.

Dans ta bio comme dans tes écrits, tu évites de trop catégoriser tes tendances musicales…
Il est vrai que je pourrais préciser House Progressive ou Hard Circuit, mais cela ne serait pas forcément parlant pour tout le monde. La musique est une sensation et je trouve toujours difficile de décrire des sensations. J'ai privilégié l'esprit qui se dégage de mes sets et de mes influences à savoir mon attirance pour les voix de diva soul, un son positif et énergique. Ensuite, en fonction du public que j'ai en face, je m'adapte. J'aime à dire que je fais de la «psychologie du dancefloor», afin de savoir dans quel sens aller et quelles cordes sensibles toucher. Si l'on ne s'adapte pas, autant être remplacé par un CD.

Electro était une musique du début des années 80, y a t-il un sens aujourd'hui à réutiliser le terme ?
«Electro» est un terme assez vaste qui permettait dans les années 80 pour les non-puristes de se différencier des sons pop ou rock, c'était un nouveau courant musical né des sons répétitifs (en boucle / loops) émis d'ordinateurs et de synthétiseurs (électronique quoi !). Les modes, les sons, les tendances évoluent au gré des années. De nos jours sur la plupart des productions musicales les sampleurs ont remplacé bon nombre d'instruments de musique. Et d'autant plus, les sons électroniques se sont invités petit à petit dans les titres pop afin d'apporter un vent de modernité. Les mariages musicaux se sont alors multipliés. Certaines versions remixées de titres pop sont d'ailleurs devenues plus populaires que les versions originales elles-même (un exemple, l'été dernier : Imany avec DON'T BE SO SHY, propulsé dans les têtes des charts grâce au duo de DJ : Filatov & Karas). Les années 2010 ont donné l'EDM (Electro Dance Music), un style «Electro dance», plus classe rôdé à Ibiza, cassant les codes de l'Eurodance des années 90/2000. Il est arrivé à se fondre rapidement à la variété Pop à force de passer en boucle sur nos ondes. Depuis les années 80, l'Electro a réussi à se démocratiser d'un côté mais aussi à conserver son côté plus underground assimilé aux sons berlinois, aux free-parties ou des zones du Nord de l'Europe. Le monde de l'Electro est en fait une grande famille comptant de nos jours plusieurs héritiers, des courants comme électro-progressive, l'électro-minimale, l'Electro-House, la transe, …
Merci à Jack Lang et à l'association TECHNOPOLE d'avoir lutté pour que l'Electro puisse avoir une plus grande place dans le paysage culturel et musical français.


Le Paradise Garage à N.Y.C. ou encore le Warehouse à Chicago donnèrent à leur époque leurs noms à des courants musicaux. Allons-nous rester sur le socle commun des grands courants nés dans les années 80 ?
Si je devais penser que plus rien n'est à inventer musicalement, alors autant de suite arrêter de jouer et de rêver. Bien sûr que non, d'autres courants et tendances musicales viendront. Je suis d'un naturel optimiste ! Il y a toujours en période de crise, un retour aux basics (reprises, samples de titres connus, …) puis des phases plus créatives. Et ceci ne peut être porté que par les radios et supports musicaux web ou indépendants, et non par les radios généralistes qui hélas conditionnent leurs auditeurs.
Depuis les années 80, il ne faut pas oublier le mouvement de “La French Touch”, voilà un mouvement qui a eu son heure de gloire.
Après, je note également des différences musicales nettes dans les clubs gays et hétéros. La communauté gay a souvent apporté de nouveaux courants musicaux. Actuellement, les DJ et sonorités du Brésil et d'Israël y ont d'ailleurs la cote. D'ici quelques années, ces sonorités débarqueront dans davantage de clubs. Je trouve d'ailleurs qu'en France tout est assez cloisonné, comparé à l'Espagne ou aux Pays Bas où tout le monde fait la fête ensemble sur les mêmes sons, quelque soit sa communauté.
Des soirées ou lieux détiennent des sons qui marquent leur identité musicale, tels le FOREVER TEL AVIV, THE WEEK au Brésil, BLACKROOM à Barcelone, ROW 14 en Espagne ainsi que les clubs BERGHAIM à Berlin ou THE EDGE à Londres.


Si tu devais partir sur une île déserte avec seulement 5 morceaux, quels seraient-ils ?
- PYUR de MOR AVRAHAMI
- OPUS de THOMAS GOLD
- SING 2 ME de THOMAS GOLD
- SHAKE IT (Leo Blanco remix) de LEE CABRERA
- RISE UP (Edu Quintas & Mauro Mozart Pride Mix) par ANDRA DAY

 

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